Atelier photographique animé par Maxime Brygo
Du 24 au 31 juillet

 
Dans le cadre de l’édition Nouvelles vagues de la Biennale de Photographie en Condroz, Maxime Brygo propose un atelier à destination de photographes amateurs et/ou confirmés, désireux de partager une expérience artistique collective et individuelle.

Sur le territoire (post-industriel et) rural du Condroz (environs de Marchin, Modave, Clavier), Maxime Brygo accompagnera les participant.e.s dans le développement d’une réflexion et d’une pratique artistiques à situer dans un entre-deux : entre l’ici – le Condroz – et l’ailleurs (sans limite) ; invitant à se poser une question initiale : comment regarder le monde depuis l’endroit où l’on se trouve ? Ou comment mettre en résonance – via l’image – maintenant et ici, d’autres époques, d’autres lieux, des événements qui nous touchent ?

Chacun.e mènera en parallèle une double recherche : d’une part une recherche d’images (qu’il s’agisse d’images médiatiques, d’archives, de documents trouvés, glanés, imprimés, web, d’ici ou d’ailleurs, contemporains ou anciens) et d’autre part une exploration du territoire afin d’y déployer une pratique photographique en dialogue, en miroir, en décalage, en rupture – en tout cas en interaction – avec les images trouvées et choisies.

Chacun.e sera invité.e à s’approprier cette double question le plus librement possible : comment un lieu peut-il enclencher une recherche d’images, la recherche d’un ailleurs ? Comment une image peut-elle activer, enclencher un processus de création ?

L’objectif de l’atelier est d’accompagner chaque participant.e dans l’expérimentation et la définition d’une approche, d’un protocole de travail, de l’élaboration d’une séquence d’images, à la réalisation d’une maquette de livre d’artiste. Des références d’artistes nourriront les recherches, ainsi qu’un ou plusieurs exercices collectifs – qui auront pour objectif de faire une expérience singulière du territoire, de sortir des sentiers battus : dérive individuelle et/ou collective – guidée par l’objectif de poser autant de regards personnels sur ce Condroz.

Il sera demandé aux participant.e.s d’être autonomes dans leur production photographique. Des rendez-vous individuels et collectifs réguliers seront proposés pour faire le point sur l’avancement de chaque projet, notamment en termes de choix artistiques, de sélection d’images et de préfiguration des maquettes.

L’atelier s’ouvre à une diversité de pratiques et d’approches photographiques, même si le numérique est encouragé en raison de la réactivité qu’il permet (chacun.e reste cependant libre de travailler en argentique ou avec des procédés alternatifs si il.elle apporte son matériel ; si vous travaillez en argentique et que vous êtes véhiculés, il est possible d'apporter vos négatifs à Huy chez One Hour Photo Service. Comptez entre 1h/24h pour la couleur et 48h pour le N&B).

Il est demandé à chacun.e d’apporter son matériel photographique, ainsi qu’un ordinateur portable (idéalement avec Photoshop et Indesign) si vous en disposez.

Le stage met à disposition un scanner et une imprimante laser A3 pour imprimer des images de lecture ainsi que les maquettes de livres.
Les modes de déplacement sont libres et tout peut toujours se faire à pied, mais un vélo (un Ravel traverse le Condroz) ou une voiture sont conseillés.

Equipez-vous pour marcher dans la campagne condrusienne.

Dates
Du samedi 24 juillet au samedi 31 juillet 2021 (date du vernissage de la Biennale, qui présentera les expérimentations du stage).

Lieu
Les temps d’échange du stage se dérouleront à la Limonaderie, rue des Eaux 2, 4577 Modave, Belgique. La gare la plus proche se trouve à Huy (à 13km).

Candidatures
Le stage se déroule en français et est ouvert à toute personne majeure. Le nombre de participants est limité à 8 personnes.
Pour faire acte de candidature, merci de renvoyer le formulaire d’inscription (ci-après) avant le 30 juin accompagné d’une courte lettre de motivation et d’un portfolio de 10 à 15 images (jpeg, ± 13x18cm, 72 dpi).

Hébergement 
- En centre d’hébergement (La Limonaderie, deux chambres, une de 5 lits, une de 6 lits)
- Arrivée : samedi 24 juillet matin
- Départ : samedi 31 juillet (jour d’inauguration de la biennale)
- Le petit déjeuner et le repas du soir (hors boissons) sont compris dans le prix du stage.
- La présence d’animaux domestiques est interdite.

Coût
- 350 € (stage et hébergement) + 80 € (repas demi-pension) = 430 €
- Pour étudiants ou demandeurs d’emploi : 250 € (stage et hébergement) + 80 € (repas demi-pension) = 330 €
- Paiement : après avoir reçu confirmation de votre inscription, vous serez invité(e) à effectuer le paiement avant le 15 juillet. Le paiement confirmera définitivement votre inscription.

Désistement
- Merci de nous informer au plus tôt de tout désistement.
- Pour tout désistement jusqu’au 15 juillet : un montant de 25 € ne sera pas remboursé (frais administratifs).
- Pour tout désistement intervenant après le 15 juillet : remboursement de la moitié du coût du stage + hébergement et remboursement total du coût des repas en demi-pension.

Inscription
Le formulaire d’inscription (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) doit parvenir pour le 30 juin 2021 soit par courrier au Centre culturel, place de Grand-Marchin, 4 à 4570 Marchin, soit par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Une réponse vous parviendra pour le 1 juillet 2021. 

Experts faisant partie de la direction artistique de la biennale :           

  • Lise Bruyneel, dramaturge, programmatrice visuelle
  • Olivier Cornil, photographe, enseignant


Maxime Brygo
Depuis plusieurs années, Maxime Brygo (né en 1984, vit et travaille entre Lille et Bruxelles) développe sa pratique artistique à partir des territoires qu’il arpente. Par la photographie, parfois la vidéo et le sonore ou encore le livre d’artiste, il investit des objets qui entretiennent un lien avec le passé ou avec un mythe, et des pratiques qui attestent de l’histoire reproduite ou d’histoires en devenir. Son travail s’apparente à une archéologie visuelle subjective, poétique et prospective, à la recherche de signes et d’artefacts à même de fonctionner comme marqueurs mémoriels, embrayeurs de récits et de fictions.
Pour un aperçu de quelques travaux : maximebrygo.com

Quelques mots sur ses derniers travaux :
Des premiers habitants de l’île (portant aujourd’hui le nom) de la Réunion, douze mutins de Fort-Dauphin abandonnés au milieu du XVIIème, aux « robinsons des temps modernes » qui de nos jours bivouaquent ou habitent au sein de cabanes et cavernes, en passant par ces milliers d’esclaves qui pendant 200 ans se sont affranchi de leur condition en partant vivre en maronage dans les montagnes, il semble que les robinsonnades n’aient pas discontinué. La région sauvage (travail en cours, titre temporaire) tente de faire dialoguer des récits, des paysages et des portraits, considérant l’imaginaire de l’île déserte et le passé colonial de l’île Bourbon afin d’interroger le concept d’habiter et notre relation à la nature.

Flatland décrit un archipel de terres en friches.

Flatland s’inscrit dans les vastes plaines du Sud du Vietnam.

Flatland postule une tentative, celle de regarder le paysage à la lumière de contes et de légendes.

Flatland est magique.

En province de Liège (Belgique), Lignes de flottaison explore notre relation à l’eau, en particulier au fleuve de la Meuse et ses affluents. Le corpus, élaboré à partir de documents récoltés (au sein de divers lieux d’archives) et de photographies prises, compose une nébuleuse iconographique éclectique qui esquisse par bribes une dérive historique, topographique et poétique. Le travail interroge les effets du temps sur les lieux, les images, et nos imaginaires.

L’installation photographique et sonore Pavillons et totems invite à explorer l’ex-bassin minier franco-belge sous l’angle d’un patrimoine méconnu, porteur d’histoires vécues et légendaires. Les lieux et architectures photographiés ne disent à première vue pas ce qu’ils sont ou célèbrent. Les habitants racontent, se projettent dans les images, digressent ; d’autres images émergent, mentales cette fois.

Photos : © Maxime Brygo