Marchin, cinq mille existences condruziennes. On dit de nous que nous sommes des « semi-ruraux », mais nous, on préfère se féliciter d’avoir réussi à harmoniser une histoire hybride : ici, la terre et le fer font bon ménage, ici traditions et espérances vont à l’unisson au gré des collines et des vallons ondulant nos contrées. Marchin est à sa place dans la ruralité wallonne contemporaine.
Nous, on est une petite équipe qui s’agite dans l’ancienne école d’un petit patelin de cette vaste commune. Qu’est-ce qui nous fait courir à travers nos vertes contrées ? C’est qu’on a rêvé que les gens d’ici méritaient bien un p’tit coup de pouce pour dire tout ce qu’ils ont sur et surtout dans le cœur ! Qu’on s’est dit que dans le fond on n’est jamais qu’un minuscule chaînon manquant dans l’immense humanité, entre sommeil et réveil. Alors on joue du clairon, à coup d’expos, d’ateliers, de sains rassemblements, au rythme des saisons. Que les gens d’ici et d’ailleurs saisissent le moyen de transposer leurs émotions en créations, leurs mots en paroles, leur intimité la plus profonde en universalité, leur individualité en collectivité. Une diffusion concertée avec les habitants et sur la rencontre avec des plasticiens d’aujourd’hui vient renforcer cette volonté du centre d’intégrer son action en milieu rural. On ajoute à tout cela des bonnes rasades d’expression populaire superbe de bon sens, de conviction, d’authenticité, et on a au final l’ambiance marchinoise pour laquelle seule on vient de loin ! A Marchin, on reste debout, tous sens en alerte, y compris bien sûr le sens critique et – mais là est bien le plus aisé – le sens de la fête et de l’accueil ! On ajoute à tout cela des bonnes rasades d’expression populaire superbe de bon sens, de conviction, d’authenticité, et on a au final l’ambiance marchinoise pour laquelle seule on vient de loin !
« La télévision, d’Etat ou pas, c’est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser, ou n’importe quoi d’autre qu’on puisse soupçonner d’intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s’émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d’un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire. »
Pierre Desprogres
Et la culture ?
A vous y voir !
Bonne saison.
Le lieu
La place et son kiosque
Le Chapiteau-th éâtre de la Famille Decrollier
Marc Decrollier et Bruno Renson se sont inspirés des structures auto-portantes du début du 20e siècle pour réaliser un chapiteau-théâtre contemporain et mobile. Un rapport direct entre le public et les artistes a été la ligne directrice de leur travail. Ils ont bâti un lieu avec ambiance intimiste et cossue.
Chapiteau chauffé de 18 mètres de diamètre — 250 places assises. Infos : Marc Decrollier / + 32 (0)497/44.52.61 / theatredecrollier@skynet.be
Les salles d’exposition
Depuis 1995, date de son installation au site de Grand-Marchin, notre centre culturel s’est engagé dans un travail de promotion de l’art d’aujourd’hui. Il dispose à cet effet d’un espace d’exposition de bonne dimension (deux classes d’une ancienne école), sobre, à très belle lumière, fort apprécié des artistes.
Le Bistro
Puces et brocantes sillonnées par des chineurs du coin, et voilà le Bistro : objets insolites, désuets, kitchs retrouvent une nouvelle vie pour cet espace d’accueil chatoyant de décontraction.
En plus des jours de spectacle, le Bistro est ouvert le vendredi soir et tous les midis, du mardi au vendredi.
Les vendredis soirs (en dehors des congés scolaires), cet espace est ouvert pour boire un verre ou manger un bout, en rencontrant des Marchinois engagés dans un projet collectif. L’ambiance y est à l’ouverture, à la diversité, à la décontraction, à la tolérance.
Entrée libre à partir de 19h : bar et petite restauration à prix démocratique. Infos : François Struys / 085.41.35.38 / francois@centreculturelmarchin.be
Tous les midis, du mardi au vendredi, la Maison des Solidarités (CPAS de Marchin) propose des repas. Infos : Michèle Halleux / 0473.36.59.18 / michele.halleux@publilink.be
Ancien presbytère, la cure sera prochainement réaménagée et comptera une salle de réunion, une salle d’ateliers et un espace de résidence pour accueillir en hébergement des participants aux projets culturels et associatifs, des plasticiens, des musiciens, des écrivains,… en travail de création.
L’Aube
Petit kiosque de dialogue qui peut être monté n’importe où et n’importe quand, l’Aube va à la rencontre des gens en se déplaçant au gré des événements : cours de récré, places publiques… Conçue pour la récolte de « vos essentiels », la conversation s’échange entre un animateur du centre culturel et vous.
Chez l’habitant
Un habitant ouvre la porte de sa maison à la culture, aux autres. Il accueille pour une soirée un artiste qui s’adapte au lieu, à la proximité du public et le centre culturel qui débarque avec son bar. C’est une ambiance, une atmosphère à chaque fois particulière et une intimité qui fait que l’on vit au plus fort ce moment de poésie, d’échange. (Photos : Michel Thomé)
L'équipe
Entretien : Véronique Hantz Secrétariat, comptabilité, administration : Anne Romboux Communication : Nathalie Simon Régie : Irvin Camus Animation : François Goffin, François Struys, Isabelle Van Kerrebroeck Diffusion : Pierre Mossoux Responsable : Marie-Eve Maréchal
Le bureau exécutif
Président : Luc Navet Vice-présidents : Monique Bous-Reginster, Gaëtane Donjean, Philippe Maquet Secrétaire : Nicolas Fanuel Trésorier : Jean-Philippe Robinet